mercredi 16 novembre 2011

Mine de rien...


Elle suffoque , 
elle hoquette ,
elle râle ,
 elle médit...


...sa gaine trop serrée
porte mal sa mine ,
l' empêche de respirer ,
elle ne peut cracher mots...


Et moi qui tant aspire
à décrire les cahots
de sur les chemins
où trainent mes sabots...


Mais chut..elle soupire ,
elle délire ,
elle soliloque :

Quatre ans ...ton blog...déjà...!!!

***

Elle a raison ma mine...:-)))
J' ai emprunté le train des mots ... à la fenêtre , mes photos ... vous avez découvert avec moi mes voyages , vous m' avez offert les vôtres...

Ensemble nous avons laissé passer nos rêves..!!

Pour toutes ces destinations , toutes ces correspondances devenues au fil du temps si précieuses , à tous
 connus et inconnus de passage...

Un immense MERCI...
Je vous embrasse

mercredi 9 novembre 2011

L' Automne au manoir...


Émerveillements....


Les collines
roses d' émotion
 enchantent..


Derniers efforts
des soleils 
encore et toujours..



Trop fort 
terrible douceur
tendresse 


Ramassée 
la dernière belle
dans l' eau..


Point de tapage 
à la ramassée
fruits bien gardés



Les outils rangés
déjà ?
du mal à croire



Au jardin
les derniers rayons
immortalité


Méditations..
 un jour
le passé se profile...!


Jamais au bout du mystère
Qui manoeuvre les saisons
Ni de cette branche lépreuse
Qui regorge de feuillage
Ni de l' élan des fleurs
Ou l' essor des bourgeons
Ni de nos terres percluses
D' où naissent les moissons

Jamais au bout du secret
De l' écroulement des feuilles
Talonné par l' hiver acide
Ni des touffeurs de l' été
Après la fronde du Printemps
Jamais de terme
Aux arcanes de la vie
Jamais de fin
À nos émerveillements...

Andrée Chédid

***

P.S : Profitez vite des derniers feuillages au soleil de l' automne..
Au Manoir de Courvoyer  , dans les collines du Perche , un immense domaine est offert à tous les amoureux de la nature...son entrée est gratuite...Vous passerez un moment magique...:-))



lundi 31 octobre 2011

La page d' écriture...

" Les quatre saisons passent et s' en
vont, la cinquième dure toute la vie "


Ainsi passe le temps...


" Est-ce passe-temps d 'écrire ?
Est-ce passe-temps de rêver  ?
Cette page était toute blanche il y a quelques secondes ,
une minute ne s' est pas encore écoulée...
Maintenant , voilà qui est fait ."

Prévert...
" La pluie et le beau temps "

Ainsi souffle le vent...


 Le chemin

                Chaque soir , au crépuscule , son pas , lourd de chagrin ,
s' engageait sur ce sentier bordé de grands peupliers centenaires . Seul le son des gravillons qui roulaient sur le sol  , trahissait la présence du visiteur . Le dos vouté , il peinait sur le chemin qui le conduisait à la rencontre de sa belle . Il en connaissait chaque détour , chaque aspérité  Il l' avait emprunté tant de fois . Il y avait déjà bien longtemps qu' elle
l' avait quitté . Toutefois , il ne se résignait pas à l' oublier . Ombre anonyme , endimanchée d' un vieux costume , il déambulait parmi les stèles à la recherche de celle qui lui était familière .
           Au bout du chemin , il s' arrêtait invariablement devant la même tombe , celle où reposait son aimée . De sa main parcheminée , il lui offrait une rose soigneusement choisie pour elle . Il tenait quotidiennement d' étranges conciliabules avec celle qui hantait toujours ses rêves . Son visage , buriné par les années , racontait une longue vie ponctuée de joies et d' épreuves aussi . Chaque sillon était un hommage à leur existence commune . Ses yeux usés laissaient parfois échapper une larme qui roulait le long de sa joue et trahissait son chagrin .
Son entretien terminé , le visiteur repartait , sa démarche lente et incertaine .
         Un jour , l' aube le surprit , affaissé au pied de la tombe . Son regard se perdait dans le ciel immense et un doux sourire éclairait ses traits . Pendant toutes ces années , il n' avait jamais douté qu' elle viendrait à sa rencontre .
Au village , on raconte encore l' histoire du vieil amoureux 
du cimetière de Menramcook....

                                                                     Corrine  
                                                                                                                           alias " Face de fouine "                                                                                                     
    


Dans la beauté de ton automne canadien , je suis sure que tu es
d' accord avec Prévert...sauf peut-être pour la minute...!!
Il n' est pas si difficile de rêver...mais combien il est  difficile d' écrire...

 Avec toi , je viendrais toujours avec bonheur
" prendre une marche "
sur tes chemins de papier... :-))