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jeudi 14 mai 2020

Le dernier jour de confinement ...

C 'était un  dimanche ... veille de la " déconfine "   ... :-)
sous les  premiers rayons du soleil
disparaissait l' humidité de la nuit
Il faisait doux et le jardin sentait très très  bon ...


Depuis bien longtemps mon alium n' avait pas fleuri ...
Je pensais qu' il me narguait un peu .
Sa ressemblance avec le souci du moment était curieuse ..:-)


 Je saluais ma clématite de plus en plus belle au fil des années  ...

  
Après le déjeuner ,  
sous le regard confiant de César et Rosalie 
je voulais finir  " La survivance " de   Claudie Hunzinger


      Ces lignes  , ces mots , tombés sous mes yeux
 en phase avec l' atmosphère de ces jours de confinement ,
nous appelaient à vivre l' essentiel de chaque jour ..
ils m'ont troublée ...toujours si bizarre le hasard .. !
       
     
Ma fontaine se moquait bien de tout ce chambardement ...      

   
Les petites mésanges continuaient leur vie de mésanges
avec des bébés à nourrir ...
Pendant ce temps  Jenny écoutait Sils  :




Mon copain le  lézard déconfiné
presque' apprivoisé
se chauffait  au soleil ...

Comme nous ,
chacun faisait ce qu' il devait faire ...



C' est avec les mots de Claudie que je fini mon billet ...

" À la guerre comme à la guerre est devenu ma devise .
Si nous voulions nous en sortir , il fallait sortir de nous .
Plonger direct dans les sensations , dans la peur , dans la joie , être aux aguets , se transformer en une boule de présence au monde prête à jaillir .
Il y a quelque chose d' excitant , de suffocant dans la lutte pour la vie :
Plus d' écran entre elle et nous .
On devient la Vie . ... :-) "

                                                            C' est ce que je souhaite à chacun de vous      
                                                         À très bientôt


dimanche 24 avril 2016

Au royaume de la dentelle d' Alençon

Il fait un temps à ne pas mettre une ombrelle dehors ??
Alors j' ai une idée :
Je vous emmène découvrir le travail de Zélie ,
une fée dentellière d' Alençon ...

Elle est née en le 23 décembre 1831 dans un petit village de l' Orne ...
Son père  militaire de carrière , sa mère , paysanne au caractère rude ,
lui ont fait une enfance difficile  .
Elle écrira même :
" Mon enfance , ma jeunesse ont été tristes comme un linceul ..."
Quand ses parents s' installent à Alençon elle a 13 ans ,
c' est alors qu' elle découvre auprès de plusieurs congrégations religieuses 
les rudiments et les secrets du travail de dentellière ...


Du dessin au luchage ,
du piquage à l' éboutage ,


la trace , le réseau , le rempli ,
les modes , la brode ,


toutes ces étapes au bout de 8 longues années
n' avaient plus de secret pour elle ...
C 'est à 22 ans qu' elle crée sa propre entreprise


En tant que directrice d' établissement , il lui fallait trouver des commandes , 
dénicher des ouvrières dont elle orchestrait le travail ...


toujours contrôler la production ...


Il lui fallait aussi réaliser les assemblages de morceaux de dentelle 
par des coutures invisibles ...


 Elle devait également  commercialiser les pièces ...!
C 'est cette même année que la dentelle au point d' Alençon fut sacrée
" dentelle  des reines et reine des dentelles "


La rationalisation de la production permettait de former 
des ouvrières hautement qualifiées.

 

Chaque village aux alentours avait sa spécialité .
Toutes les  semaines il fallait rendre le travail à l' heure !
Cette oeuvre de Gaston La Touche 
témoigne des conditions de travail des ouvrières
qui confectionnaient la dentelle le soir en complément de leur activité principale 


Ici la mère de famille  épuisée s' est endormie sur son ouvrage ...
La Vierge vient l' aider à achever son travail à temps ... :-)


Elle épousa en 1858 Louis Martin qui s' impliqua dans la création de dessins,
et dans la recherche de débouchés commerciaux ...
Ils eurent neuf enfants .


Zélie a maitrisé à la perfection toutes les étapes de sa vie 
et plus particulièrement celles  de sa vie de dentellière .
Elle sublimait le travail de ses ouvrières par un assemblage tellement invisible . !!
Pour cela , elle fut honorée du titre de :
" Fée dentellière " ou " maitresse dentellière " ... :-)

Elle mourut à l' âge de 47 ans d' un cancer du sein
laissant la famille anéantie
La petite dernière n' avait que 4 ans ...
Zélie Martin était la maman de la " Petite Thérèse de Lisieux " 

                                            Je suis sure que vous l' aviez deviné ... :-)

***

P.S : Si vous voulez avoir plus de détails 
le " Musée des Beaux Arts et de la Dentelle "
vous en dira plus ICI


 

mercredi 9 mars 2016

Savoir lire ... aimer écrire .. !

En attendant le vrai printemps ,
un froid de canard qui donne la chair de poule
me pousse à faire quelques rangements dans ma tanière ...
Soudain un vieux livre oublié
me rappela le goût des larmes de mes 6 ans ...!


" À Paris , dans son grand atelier de la rue d' Artois ,
tapissé de l' or pâli de précieuses reliures,
Jules Lemaître se plaisait à recevoir des enfants ,
les comblait de gâteaux et de sucreries et 
ouvrait pour eux un bahut mystérieux de sa bibliothèque , 
qui répandait alors sur le tapis les jouets les plus inattendus
collectionnés avec presque autant d' amour que les livres .
C' est ainsi , que pour eux , 
il fut amené à écrire un Alphabet ..."


En ouvrant la première page
je me revoyais comme ces deux petits au tribunal
quand le doigt pointé sur deux syllabes
j' émettais un son , le regard suppliant que ce soit le bon ...!!



Aujourd' hui c' est avec plaisir
que je découvrais l' aventure du " B " comme bélier ...
tiens ... c' est tout moi ...!


Le " Y " me parla d' elle ...cette petite histoire lui ressemble tant  ...
" Y " qui apprenait tout tellement plus vite que moi !

Aujourd' hui encore " Y " m' étonne toujours .
Dernièrement elle me conviait à découvrir un trésor caché dans sa grange :
un puzzle de 1000 pièces en bois , toutes faites à la main
aucun petit morceau ne ressemble à un autre
et ce puzzle restait à découvrir " SANS MODÈLE " ..!!


La conception de ce travail me laissa sans voix ,
tant l' imagination de l' auteur est grande
et tant la patience de " Y " est sans borne ...
Je suis incapable d' un tel challenge ...!
Mais pourquoi une telle comparaison me direz-vous ?
Comme dans ce puzzle , vers 10 ans enfin
j' avais compris ce grand jeu !
Jeu des syllabes qui s' emboîtent , des mots qui surgissent , tout est lié ,
 enfin j' étais prête pour l' aventure ... :-)

Dans son livre " Par-delà les mots "
Andrée Chédid
l' explique mieux que moi cette magie de la lecture et de l' écriture
elle sait si bien ...


... " Manier l' outil des mots
Tendre le filet des lignes
Encocher les paroles
Ajuster l' image

Élargir les sens
Fouiller la taille
Affranchir ou retenir
Perdre de vue ou cibler
Enfin ... accoster l' autre ... relier ..." :-)


Et vous , ça c' est passé comment cet apprentissage   ...?

                     Racontez-moi ...


jeudi 19 novembre 2015

À chacun son p' tit matin !



"  L' un trempe son pain blanc dans du café au lait ,
L' autre boit du thé noir et mange des tartines ,
Un autre prend un peu de rouge à la cantine .
L' un s' étire et se tait . L' autre chante un couplet ."


" Là-bas la nuit ; ici on l' on ouvre les volets .
L' un dort , l' autre déjà transpire dans l' usine .
Plus d' un mène sa fille à la classe enfantine .
L' un est blanc , l' autre est noir , chacun est comme il est ."


" Ils sont pourtant pareils et font le même rêve
Et le même désir est en nous qui se lève :
Nous voulons vivre plus , atteindre ce degré
De plénitude où sont les couleurs de la pomme
Et du citron que le matin vient éclairer .
Nous voulons être heureux , heureux , nous autres hommes ."

                                                                  Eugène Guillevic

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Pour vous ... pour nous tous ... un souhait ... un seul ...
Que mon petit matin ordinaire 
vous permette d' adoucir la violence et la peine des jours que nous venons de vivre
et que nous n' oublierons jamais .


Cette semaine " Les carnets de Mathilde " ont huit ans ..! 
Soyez ici tous remerciés pour vos visites nombreuses et tous vos commentaires
que je découvre toujours avec grande attention .
Votre générosité me touche ... riche de vous je suis ... :-)

Alors pour fêter cet évènement , avec moi , vous venez ...?
On s' en boit un p' tit café ... ?


mercredi 1 avril 2015

T' étais où...?

... quand la tristesse et la douleur ont envahi nos jours derniers ... !!


Nuages , tempête ,
lumière dorée espère
élévation ...


 Chagrin par terre
triste  solitude
sur le chemin gris ...


Grand  voile noir 
comme un certain vendredi
tristesse infini ...


Tu étais là ...!

" Ceux qui ne pensent pas tuent sans arrêt ceux qui pensent ... :-(
Dieu est aussi frêle que ces coquelicots que , pour leur profit
les hommes veulent arracher à la terre ...
Parce que tu existes même dans les lointains ,
comme ce rouge dans les blés sauvages , aperçu depuis une route ,
Tu les inquiètes ...

" Il suffirait que nos coeurs
chaque jour s' ouvrent à la fraîcheur et à l' éclat des coquelicots ...
À ces fragiles taches rouges , à ces larmes de vie
que personne ne provoque
et qui viennent pourtant , imprévisibles ,
au beau milieu des champs ,
au beau milieu des jours , de nos jours ...

                                                                     Ch. Bobin

      Maintenant je sais pourquoi j' aime tant les coquelicots ... :-)


mardi 10 mars 2015

Pour un bouquet d' anémones ..!


Chère Marie,

Tu nous contais un jour dans tes   " Petites chroniques "
l' histoire d' un bouquet de fleurs ô combien cher à ton coeur .
Au-delà de tes mots , je fus très touchée par ton histoire .
Mes pas dans les tiens , je voulais moi aussi 
acheter le même bouquet ,
un bouquet d' " Anémones de Caen " ...


Notre dame de Chartres contemplée du boulevard 
me disait que la porte Guillaume était proche ...
Je trouvais une place juste devant le magasin que tu m' avais indiqué :
" La chrysalide "
un mot qui petite  t' avait tordu le coeur ..!


Je cherchais bien sur , le même bouquet avec ou sans les petits anges derrière ...?


Seules des jonquilles trônaient ,
veillant sur une rangée de Saint Paulia ...mais point d' anémones ...?
J' entrais...


                    - Bonjour ... Avez-vous des anémones de Caen ?
                   - Pardon  ? 
                      Je ne connais pas cette variété mais des anémones 
                      j' en aurais la semaine prochaine .
                   - Mais pourquoi voulez-vous des anémones de Caen ?
                   - Pour rien , c' était  juste pour respirer un souvenir ...!





Déçue ,
tout en contemplant à nouveau Notre Dame
mon esprit vagabondait :
Je ne pourrais donc pas mettre mes anémones sur mon " banssou " devant la fenêtre ;
les fleurs y sont si bien mises en lumière
aux rayons de soleil du matin .
Elles auraient su me parler de toi ... ?





Comme elles auraient aussi bien pu me parler de
" Violette " , ma mère ....?


Car je vais te dire un secret ...
C' est exactement le même bouquet , aux mêmes couleurs
que mon frère et moi lui avions offert un jour soleil ,
quelques semaines avant son grand départ ...
Aujourd' hui , tu m' as appris que c' était
des " Anémones de Caen " ...

                                                            De tout coeur je t' embrasse

                                                                                                        Mathilde

***

Merci Marie pour ta 2° et dernière photo , mais surtout pour ce merveilleux voyage au pays des fleurs ...


mercredi 10 décembre 2014

La partie de cartes ...

 Toûne me réclamait sa balade , il faisait beau , c' était jouable .!!
 Autour de l' étang , le silence que j' aime ...
J' ai l' esprit qui vagabonde ..:-)






Ces deux bouleaux ,
toujours amoureux ,
les pieds sur terre comme les miens ,
me racontent les racines de leur ciel






Noël se profile au bout du chemin , 
les crèches découvertes ce matin dans l' église de mon village me l' ont confirmé ...
Crèche ... crèche ...?
C' est un mot encore plus à la mode que d' habitude
... Il parait que c' est ça la vraie publicité ;
que ce soit en bien ou en mal , l' important c' est qu' on en parle ... alors voilà ...!!
Dans mon église , il y a d' abord la grande ... la très grande 
qui chaque année accueille des petits nouveaux ...


Les premiers rayons du soleil 
faisaient se lever la brume sur le village d' Escartefigue ...


Il était l' heure de partir pour gagner le pain du jour ...


laissant " lou papé " et son Augustine
s' occuper de l' âne et du petit bois pour réchauffer l' atmosphère ...


Pendant ce temps Firmin découvre la rumeur qui circule :
La venue d' un sauveur est annoncée
l' Agathe et la Félicie papotent sur le sujet qui les laisse perplexes :
- T' y crois toi à cette histoire   ?
- Vu les temps qui courent , un sauveur ?
- Peuchère , si c' est vrai y ferait pas mal de revenir ... :-)


Un peu plus loin
de jolies crèches plus petites ,
réalisées par des enfants m' offrent un beau voyage ...



quelque part en Orient , au Sahara ou dans la Baie du Bengal..?

Soudain
surgit un as de coeur
qui me ramène
sur mon chemin
Il me laisse entendre :

- Tu me fends le coeur
- Et oui ... J' ai le coeur fendu par toi !


et les rires des uns couvraient la mauvaise humeur des autres ...


Ils étaient là , juste à côté de la sacristie
ne respectant même pas la paix de ces lieux ...!!
Avaient-ils leur place ici ... dans l' église ..?


J' avais le coeur léger et le pas un peu lourd 
 la boue collait à mes bottes ...


La nuit descendait sur le village d' Escartefigue 
et avec l' accent , je me disais au-dedans de moi :
Un as , un vrai as que ce petit bébé qui allait naître dans une crèche ...
À moi aussi il murmurait :
- J' ai le coeur fendu par toi ... 
c'est même pour ça que  dans la crèche
la nuit de Noël , je serai là ... pour toi ...:-)