jeudi 6 novembre 2008

Avoir 20 ans en 1913...


Chacun de nous a vécu dans son existence
les moments difficiles...des placards que l' on vide,
des tiroirs que l' on ouvre , des enveloppes que l' on décolle ,
avec l' infini respect que l'on doit à ces trésors passés
car ils ont tissé notre présent...


C' est ainsi que j' ai découvert un grand-père que je ne connaissais pas...
Auguste Scheibel

En 1913, il a 20 ans...toute la fougue de sa jeunesse renforce ses convictions et son attachement à la France dans une Alsace occupée par les Prussiens..Il est un des trois instigateurs de
qui fit grand bruit à l' époque...résister aux Prussiens était une saine occupation , comme le montre ci-dessus l' affiche de l' humoriste Hansi ...


...En 1914 , la guerre éclate , enrôlé dans l' armée allemande , il se bat contre les siens...
Très vite il passe les lignes allemandes et se retrouve dans la maison forestière de Glacimont où vivent terrorisées une maman Jeanne et sa fille :

<<...Il est venu chez moi deux soldats allemands sans arme et sans numéro de régiment mourrant de faim et me demandant à manger, ils voulaient gagner les lignes françaises...Ils faisaient des tentatives , mais en vue de la forêt ils se faisaient mitrailler et revenaient vers la maison pour ne pas mourir de faim...
Ils se sont cachés dans la cave lors du passage de l' approche d' une patrouille allemande...découverts malgré tout, ils ont eu beaucoup de chance...de ne pas être passés par les armes...>>



....Son capitaine disait de lui :

<<..Tu te signales à tes camarades et à tes chefs par ton courage frisant l' héroïsme...Tu rends dans les postes d' écoute des services éminents...puis un jour tu es blessé...>>


Le 19 Novembre 1918
Saverne était libérée


Dans la foule Marie Augustine a mis pour l' occasion son costume des jours de fête...On distingue sa coiffe blanche au milieu des soldats libérateurs...



Ma grand-mère a retrouvé son Auguste...elle l' a attendu 4 ans...!

Il y eu pendant cette guerre de nombreux héros humblement extraordinaires....Mais celui-là
c' était le mien...C' était mon P.P...
31 ans plus tard je suis entrée dans sa vie .

****
P.S : La photo d' Auguste a été prise dans les tranchées en 1916...
Un grand merci à ma Tante pour le cadeau de cette photo...


28 commentaires:

  1. Ma belle Mathilde, c'est une belle histoire touchante que tu nous révèles. Ce grand_père héros comme tu dois en être fière. Plein de bises

    RépondreSupprimer
  2. Quel beau héros ton P.P. ma chère Mathilde !
    J'aime ces mises en lumière de nos souvenirs les plus chers pour ne surtout pas oublier !
    Bisous et belle journée.
    Marie-Ange

    RépondreSupprimer
  3. Il avait fière allure ce pépé. La photo de vous deux est vraiment touchante. À bientôt,
    Face de fouine xxx

    RépondreSupprimer
  4. Que d'émotion dans ces lignes et dans ces photos ! bisous Mathilde et bonne journée

    RépondreSupprimer
  5. Quand on sait comment ça se passait dans les tranchées...Quelle classe !

    ;-)XX

    RépondreSupprimer
  6. Tu as une chance immense d'avoir une mémoire des traces de tes racines! C'est un trésor! c'est géant de les partager!

    RépondreSupprimer
  7. Mon grand-père est mort 1945,lors de la libération de son stalag....toute cette souffrance pour rien!!!!!
    Je t'embrasse
    Maman Mule

    RépondreSupprimer
  8. Merci pour nous raconter cette belle histoire de tes grands-parents !!! Bisous

    RépondreSupprimer
  9. qquels beaux et nobles souvenirs...il y a de quoi être très fiers...!!

    bise

    ly

    RépondreSupprimer
  10. Tu as de la chance en effet d'avoir autant de traces de ton histoire, mais que de jeunes hommes sacrifiés pour rien.

    RépondreSupprimer
  11. Bonjour Mathilde,
    Une magnifique rétro historique ! Merci pour ce bel ensemble !
    Bises en te souhaitant un bon week-end,
    Christian

    RépondreSupprimer
  12. sans vouloir vendre la mèche(Mametab...).
    son frère,"un malgré nous" est resté du coté allemand,il n'est pas revenu....
    chacun envoyé au front, puisque ni français, ni allemand , chaire à canons des 2 cotés...
    armand n'est pas revenu, qu'est ce qu'a du penser P.P tout le reste de sa vie....? silence radio .

    RépondreSupprimer
  13. Un beau récit que tu nous conte là.
    De plus, c'est une histoire vraie !
    Merci de nous l'offrir.
    Cela me fait penser "Aux deux Mathilde" ce télé-film qui retrace l'histoire de l'Alsace...
    Bises Mathilde. Bonne soirée.

    RépondreSupprimer
  14. Jeune marié, marin sur le bassin d'Arcachon, mon grand-père maternel partit en décembre 1914 pour les Dardanelles avec pas mal de copains de son village. Il avait 28 ans. Il en revint.

    Mon grand-père paternel originaire du Nord ne fit pas la guerre, car, orphelin de père, il était soutien de famille. Il se maria en 1917, il avait 19 ans.

    Tous ces destins me touchent. Et quand on dispose de photos ou de lettres, c'est encore plus fort.

    Ta photo est magnifique : on la scrute encore et encore, à la recherche sur ce beau visage des dures réalités que cet homme vécut quatre ans durant.

    RépondreSupprimer
  15. J'ai aussi une photo de ma grand-mère en costume d'Alsacienne prise le jour de la libération de Strasbourg; ce sont des documents, des témoignages émouvants.

    RépondreSupprimer
  16. Bel hommage Mathilde, il est essentiel de perpétuer le souvenir par de tels articles.
    Bon dimanche et à bientôt.

    RépondreSupprimer
  17. C'est toujours émouvant de se replonger dans le passé ! Bisous Mathilde et bonne journée

    RépondreSupprimer
  18. Quelle merveilleuse histoire ! Et comme tu dois être fière de ton grand-père ! Bisous ma belle.

    RépondreSupprimer
  19. Merci de nous raconter cette si émouvante histoire,... ton histoire, sinon tu ne serais pas là aujourd'hui !
    Tu m'as fait entrevoir ce que cette drôle de guerre a engendré de misères et de souffrances.Ton grand'père était un bien bel homme, et ta grand'mère était bien mignonne !!
    Amitiés, josiane.

    RépondreSupprimer
  20. Le fabuleux destin d'Augustin...la petite histoire écrit la grande!
    Merci pour ce magnifique témoignage.

    RépondreSupprimer
  21. Merci à face de fouine de m'avoir prévenu de l'article sur le PP.Papy Louisaurait été content de lire cet article et merci à vous Mathilde pour ces articles toujours aussi agréables et passionnants à lire.François

    RépondreSupprimer
  22. Belle, très belle histoire...l'histoire vraie...
    Je viens de lire "Passeurs d'ombre" de Marie Kuhlmann, ç'est tout à fait ça...Région saignée par les conflits des deux guerres, familles alsaciennes décimées et écartelées entre les deux nations...
    Très bien ce bouquin; il m'a permis de découvrir l'histoire d'une région que je ne connaissais pas...
    biz du dimanche soir
    Kti

    RépondreSupprimer
  23. tiens je n'avais pas cliqué par ici ...beaux tous les deux. !! grand père était infirmier à Verdun....! voilà bien longtemps que je ne suis plus passée à Saverne...me demande bien pourquoi...!! très bonne soirée

    RépondreSupprimer
  24. tu imagines qu'ils étaient Allemands depuis 1870 ..et que 48 ans après ils ont dû prendre ou re-prendre la nationalité française...!! pas évident du tout...! tout comme en 39/45...les enfants apprenaient l'Allemand...certains à l'heure actuelle (80 ans) n'écrivent toujours pas le french... !! voilà pourquoi l'Alsacien était parlé ....

    RépondreSupprimer
  25. Bonsoir Mathilde ,je viens par hasard en me promenant sur le net de découvrir votre blog un vrai plaisir de m'y promener je suis passionner de généalogie et j'adore les photos du passé!!Au plaisir de vous lire
    Très belle fin de journée
    Cordialement

    RépondreSupprimer
  26. Je reviens sur tes carnets, Chère Mathilde.. et c'est avec émotion que je repars me plonger sur les traces de ton passé, de ton grand-père, -après avoir raconté mon histoire, celle de Léon, père de mon père - parti pour Verdun... il a 34 ans en 1914, et trois enfants... dont Justin (mon papa) âgé de trois mois...-
    de beaux instants de témoignages et d'hommages rendus à notre mémoire...
    Merci Mathilde.

    RépondreSupprimer
  27. 5 ans, il est bon de relire ce billet, 50 ans, 100 ans…Pour avoir eu la chance de connaître de tels hommes, nous nous devons de perpétuer leurs souvenirs. Bonne journée Mathilde

    RépondreSupprimer
  28. Il y a tant à découvrir chez toi...

    Et si je compte bien, il semble que nous soyons nées la même année : 1918 + 31

    Tendres bises

    RépondreSupprimer